01- CATALYSEURS

C’est reparti, tout va vite, très vite, trop vite
manger plus vite, marcher plus vite, réfléchir plus vite
Pour ralentir le temps, pour rester plus longtemps
ici ou là, pour qui pour quoi ?
Comme si cette machinerie dégoulinante d’être si bien huilée
avançait en emportant femmes et enfants du passage de celle qui s’efforçait
de faire ressentir les battements de son cœur à travers des hauts parleurs
Tellement elle était là omniprésente et bien pesante
nous conduisant là où nous l’avions conduit sans savoir de quoi il s’agissait
Car nous n’avions pas encore caressé son doux poil dans le mauvais sens
de peur de rester marqué des traces qui, petit à petit nous ont enveloppées
pour mieux nous transformer en ses propre composants
Un à un reformaté, lustrés et graissé
C’était si agréable, si apaisant qu’elle en devint plus puissante
Elle était belle et unique mais inconsciente
Comme si toute les petites consciences qu’elle avait fabriqué
s’étouffaient entre elles pour donner ce qu’elle est :

Un cendrier

05-KING

Vive le Roi K
Vie le Roi
Il faut se mettre face à l’évidence
le bouffon triste n’aura pas la chance
de préserver le on-ne-sait quoi
qui sortira la princesse de son cocon
Bouffon triste, bouffon trop con
Pour sa transformation en reine
s’est lancé dans l’arène
Face au roi K
Pour rentrer dans ce combat qui déjà était perdu
pour rentrer dans cet état dont il ne sait même plus
si ça en vaut la peine,
si c’est le même sang qui coule dans ses veines,
si c’est,
si Cé..
si Cé…
Leur destin était lié, leur vie faite pour se croiser
Rien ne sert d’espérer
il faut souffrir à point
Voir le mal pour reconnaître le bien
àl tse li’uqsrol ruehnob el riov ruoP
Vive le Roi K
Vie le Roi
Vive le Roi K
Vie le Roi

18. SCHIZAUTOMNE
Mon copain le Schizo-fresne, vivait avec moi
Mon copain le schizofresne, toujours il était là
Mon copain le schizofresne, vivait prés de moi
Toujours il me suivait, il était devant moi
Mon copain le schizofresne, tellement branché qu’il en oubliait
de manger si bien qu’il n’arrivait plus qu’à chier
ses intestins
Mon copain le schizofresne, était très malade
paranoïaque, hypocondriaque, ultranévriaque, cardiaque
Mon copain le schizofresne, il était toujours là
perché derrière mon volet, sous mon lit dans la télé
Mon copain le schizofresne, n’avait plus de visage
trempé par les pluies acides, trop de nuages
Trop de pluies acides
trop de nuages dans l’aspirine
Trop peu placide
trop de moisi de mescaline

Depuis que je suis ici tout va s’arranger
Depuis que je suis ici on me dit d’arrêter
Depuis que je suis ici je me réveille fatigué
Je sais qu’ils ont placés des caméras partout
qu’ils m’observent en permanence
La respirations des murs
La respiration
Depuis que je suis ici il n’y a plus de schizofresne
il n’est plus là il a disparu
La dame blanche qui porte mon visage
Le médicament jaune
Le médicament jaune
Le médicament jaune
Le médicament jaune
Le médicament
jaune